À la recherche d’une planète idéale

Voici un texte écrit par une élève de 5e année de la classe de Mme Ingrid, dans le cadre d’un projet où les élèves devaient décrire leur arrivée sur une nouvelle planète, suite à l’écoute du film «Dans une galaxie près de chez vous».

Après toutes ces recherches, me voilà arrivée sur cette nouvelle planète qui semble correspondre à mes attentes. Serait-ce enfin la planète idéale pour déménager les milliards d’humains de la Terre? Ma navette spatiale se pose délicatement sur ce sol inconnu. Je regarde par le hublot circulaire un peu embué et j’aperçois quelque chose bouger à l’extérieur.

Tout ce que je vois me remplit d’espoir. Autour de moi, il y a une multitude de plantes de toutes sortes : fleurs, arbres (conifères et feuillus), buissons… Il y a même quelques arbres tropicaux et quelques variétés de cactus! Je m’apprête à appeler mon équipage quand j’entends des bruits de tambour. Là, de sous un saule pleureur, arrive une bande d’extraterrestres.

Ils sont environ une centaine! Puis, la foule se fend en deux. Du bout de l’allée, arrive un extraterrestre nettement plus grand que les autres, autrement dit de taille colossale. Selon l’endroit de son corps ( tête, bras, jambes …), il peut être verdâtre, violacé ou encore turquoise. D’une démarche digne, il avance jusqu’à moi. Je sens mon cœur qui bat dans ma poitrine. J’appelle mes amis. En les attendant, j’observe le grand extraterrestre qui se tient devant moi. Je lève la tête vers son visage et remarque que cette partie de son corps est plus pâle que le reste. Avec sa tête triangulaire et son teint livide, il me fait penser à un vampire. Mais, il n’y a pas que ces deux attraits physiques qui me font penser à ce monstre. Il y a aussi sa peau ridée, son nez retroussé et pointu, ses lèvres charnues, ses joues rebondies, son menton double et sa tête chauve. Il se dégage de lui une odeur nauséabonde. Ça me donne le tournis… Il porte une toge de vignes tressées et dorées parfaitement ajustée à sa taille, ainsi qu’un drôle de chapeau muni d’une dizaine de couteaux. Les autres, eux, ne portent que des jupes de lianes brunes pour les hommes et des robes de vignes tressées pour les femmes.

Le reste de mon équipage arrive.

– Que se passe-t-il ? demande Tommy qui a encore mis sa combinaison à l’envers.

– Eux, répondis-je en pointant du doigt la bande d’extraterrestres.

Puis, de façon inattendue, l’extraterrestre qui a l’air du chef lève un bras et se baisse, aussitôt imité par son peuple. Ils se mettent alors les mains sur les fesses!

-Bienteniou, annoncent-ils en même temps.

Devant notre air hébété, le chef lance une série de mots incompréhensibles et s’assoit en tailleur sur le sol. Dès qu’il est prêt, dix personnages autour de lui agrippent les couteaux de son chapeau et les sortent de la couronne. Ils se dirigent vers nous en nous menaçant de leurs armes. J’entends le roi rire de sa voix basse et tout d’un coup, je reçois un violent coup sur la tête qui me fait perdre connaissance.

Je me réveille quelque temps plus tard. Je suis la dernière à m’être réveillée. Quelqu’un m’agrippe les épaules. C’est Edgar le colosse de l’équipage. Il s’assure que tout le monde est réveillé (apparemment les autres aussi se sont fait assommer) et il lance :

– Allez, tout le monde debout! Qui va se sortir d’ici ?

– C’est nous…, marmonnons-nous.

C’est alors que deux extraterrestres possédant six bras chacun viennent nous chercher. Ils nous attrapent avec brutalité et nous emmènent dans une grande salle au haut plafond. Le roi et tout son peuple s’y trouvent.

-Bienteniou, déclare le roi d’une voix hautaine. I dy Yolo.

-Bienvenue, répète un extraterrestre en français. Je suis Yolo.

-Lono to toy Yolo ! crie le peuple.

– Longue vie au roi Yolo ! répète le traducteur.

-Ishlang bosch tchit ? demande le roi.

-Que voulez-vous et que faites-vous ici ? demande le jeune extraterrestre.

– Nous venons de la planète Terre et nous cherchons une autre planète pour déménager ses milliers d’habitants, dis-je au roi Yolo.

-Shouge rimba Erret to notcha guesta, prononce le jeune traducteur.

– Désolé, redit le traducteur. Nous ne pouvons pas vous accueillir, mais la planète Chate sera parfaite pour vous.

– Et comment fait-on pour se rendre sur Chate ? demandai-je.

-Chté cabou ? demande l’extraterrestre à son maître.

– Cabou chté Chate, imagnare éta bouliminachou, éta tichou, éta cachacrou, répond le roi.

– Pour se rendre sur Chate, prononce le traducteur, tu pars vers le Nord, puis tu passes devant la ceinture d’astéroïdes, tu tournes à gauche pour arriver devant la rangée cent trois. Tu prends le corridor et quand tu sors à l’autre bout du tunnel Chate est juste devant toi.

– Merci beaucoup pour votre aide! Au revoir! remerciai-je.

-Merco bi po vi dé ! Bibou ! traduit l’extraterrestre au roi.

-Bibou ! lance Yolo.

-Bye, entendis-je dire une dernière fois le traducteur, avant d’être escortée vers la sortie puis vers notre navette.

Avant de fermer la porte de la navette, je remercie les extraterrestres encore une fois.

Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai eu une journée mouvementée. Maintenant, qu’est-ce qui nous attend sur cette mystérieuse planète du nom de Chate ?

Ça reste à savoir…

Auteure : Carolane Dumoulin, 5e année classe d’Ingrid